Souvenir inutile
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Si, comme moi, tu avais traversé
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Les clairières où gisent aujourd'hui
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Buildings et cabanes à moules,
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Tu n'aurais pas besoin de nageoires
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Ni de croire
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Que je t'aimerai éternellement
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Le souvenir te suffirait
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De nos pas sur la mousse
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De nos peaux frottées aux troncs
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Des longues siestes à demi enfouis sous les feuilles
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Et l'automne suivant te semblerait
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Aussi inutile que ces trottoirs qui guident tes pas
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Et nourrissent ta peur de me perdre
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Thomas Elbart


